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FO c’est quoi ?

FO est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait la Confédération Générale du Travail. Cette « CGT », à l’époque, avait pour seul objet la défense des intérêts des salariés. Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions. Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au Parti communiste français. C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO)

Mais pourquoi avoir conservé le sigle CGT ? Bien sûr, par fidélité à l’idéal de liberté et d’indépendance syndicale, qui était à l’origine de la création du mouvement syndical interprofessionnel, mais aussi pour garder ses racines et continuer le véritable syndicalisme indépendant. Aujourd'hui FO, historiquement et juridiquement la CGTFO, est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat

vendredi 28 octobre 2016

La qualité de vie au travail, l’atout compétitivité des entreprises



Un rapport publié par le réseau Anact-Aract, Terra Nova et la Fabrique de l’Industrie dévoile des pistes d’actions, pour accroitre la compétitivité des entreprises tout en développant une autre approche du travail. Il s'attache à montrer que le lien entre performance économique et qualité de vie au travail existe. 

La Qualité de vie au Travail, ce n’est pas une simple plante verte posée sur le bureau. Sujet parfois considéré comme fantaisiste, elle peut pourtant être un levier de compétitivité pour les entreprises. Si en France le sujet peine à convaincre, d’autres pays anglo-saxons ou scandinaves ont mené de nombreuses recherches sur le lien entre la performance économique d’une entreprise et sa qualité de vie au travail. C’est qu’ont essayé de condenser trois institutions (le réseau Anact - Aract, la Fabrique de l’industrie et le think-tank Terra Nova) dans un rapport rendu public le 11 octobre. « La recherche académique en France s’est très peu intéressée au lien entre QVT et performance économique. Avec ce rapport, l’une de nos ambitions est d’amener le fruit de la recherche menée dans d’autres pays, très utiles pour comprendre ce lien. Nous apportons au public un cadre clair et structuré à un sujet dont on parle souvent que de façon très approximative en France », justifie Martin Richer, responsable du pôle Entreprises-Travail-Emploi de Terra Nova et co-auteur du rapport.

 Repenser le travail en lui-même

 De manière générale, la définition de la qualité de vie au travail reste en effet assez floue. S’agit-il de bien-être ? De conciliation vie privée / vie professionnelle ? D’environnement ? Pour les auteurs du rapport, avant d’évoquer l’idée d’une qualité vie au travail, il faut d’abord étudier la qualité du travail. Et cette dernière passe par une nécessaire évolution de l'organisation du travail. « Le risque majeur est que les entreprises se concentrent sur des aspects périphériques au travail (décoration des bureaux, massages, etc.) et non sur le travail lui-même, son organisation, la relation entre les travailleurs, leur sentiment d’être en mesure ou non de réaliser un travail de qualité », indique le rapport. Pour cela, il s’appuie sur l’observation de onze entreprises, de secteurs et de tailles différents. Il en ressort que les entreprises industrielles sont venues à la QVT pour des raisons de production. « Il faut être capable de faire des compromis entre les impératifs de coûts toujours plus bas et les besoins personnalisés des clients. En gagnant en autonomie, les salariés peuvent prendre eux-mêmes des décisions pour faire face aux aléas. Ils n’ont pas à attendre l’aval d’un supérieur », explique Martin Richer.

 La QVT, un argument économique

 Les entreprises de services voient dans la QVT une amélioration de leur service client. La qualité de vie au travail a en effet pour conséquences un absentéisme réduit et des salariés plus motivés et plus engagés. Leur contact avec le client sera donc meilleur. Enfin, les entreprises du numérique doivent apprendre à gérer leurs talents. Pour survivre et se démarquer de leurs concurrents, elles ont un besoin constant d’innovation, que ce soit au niveau du produit, des procédés ou des RH.  C’est pourquoi il faut que tout le personnel soit mobilisé. Des salariés heureux seront plus productifs et imaginatifs. Ils participeront davantage à l’innovation. « Ces trois circuits (de production, de service client et d’innovation) permettent de renforcer la compétitivité. C’est pourquoi, même s'ils ne raisonnaient qu'en fonction de critères économiques, les dirigeants devraient s’intéresser davantage à la QVT », souligne Martin Richer.

 Vers une meilleure autonomie des salariés ? 

 D’après les auteurs du rapport, pas de qualité de vie au travail possible sans une révision concrète des pratiques de management et une autonomie accrue des salariés. L’autonomie passe par différents niveaux (vis-à-vis de la tâche, du collectif de travail et de l’entreprise) et aucun d’entre eux ne doit être négligé. C’est en activant ces trois leviers que les dirigeants peuvent améliorer la qualité de vie au travail des salariés et la performance économique de l’entreprise. « Les salariés doivent obtenir à la fois plus de marge de manœuvre et d’écoute. C’est une clé essentielle pour gagner en compétitivité. Les nouvelles générations ont un autre rapport au travail. Pour eux, ce n’est pas juste une source de revenus, cela ne doit pas se résumer à obéir à des ordres. C’est devenu une expérience qu’il faut vivre » commente Martin Richer. Selon lui, la hiérarchie n’est pas abolie, elle est juste mieux partagée.
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