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FO c’est quoi ?

FO est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait la Confédération Générale du Travail. Cette « CGT », à l’époque, avait pour seul objet la défense des intérêts des salariés. Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions. Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au Parti communiste français. C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO)

Mais pourquoi avoir conservé le sigle CGT ? Bien sûr, par fidélité à l’idéal de liberté et d’indépendance syndicale, qui était à l’origine de la création du mouvement syndical interprofessionnel, mais aussi pour garder ses racines et continuer le véritable syndicalisme indépendant. Aujourd'hui FO, historiquement et juridiquement la CGTFO, est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat

mercredi 22 juin 2016

VRAI/FAUX Je peux utiliser mes heures de délégation même en arrêt maladie

Vrai, parce que la suspension de votre contrat de travail pour cause de maladie ne suspend pas votre mandat. Mais attention, vous vous exposez à devoir rembourser à l'Assurance maladie les indemnités journalières qui vous ont été versées. Explications …

En droit, c'est vrai !

Il est de jurisprudence constante que la suspension de votre contrat de travail (engendrée par un arrêt de travail pour maladie ou accident par exemple ou encore par vos congés payés) n'emporte pas suspension de votre mandat (1).

Vous pouvez donc tout à fait, si votre état de santé vous le permet, continuer à exercer vos fonctions représentatives ou syndicales même si vous êtes en arrêt maladie.
Pour la même raison, votre employeur est dans l'obligation de :
  • vous laisser accéder aux locaux de l'entreprise pour exercer votre mandat même si vous ne travaillez pas ;
  • continuer à vous convoquer aux différentes réunions de votre instance (CE, CHSCT, DP …) ou aux réunions de négociation si vous êtes délégué syndical.
Tout comportement contraire de votre employeur constitue un délit d'entrave (2).
Utilisation du crédit d'heures pendant vos vacances : comment êtes vous payé ?

En pratique, le maintien de votre rémunération peut poser problème

Si vous êtes donc tout à fait en droit de continuer à utiliser vos heures de délégation pendant une suspension de votre contrat de travail, l'exercice du mandat pendant un arrêt maladie peut poser problème sur un point : celui de votre rémunération.
En effet, les juges ont apporté 2 précisions :
  • l'exercice répété et prolongé d'une activité de représentant du personnel est incompatible avec l'arrêt de travail et le versement des indemnités journalières de sécurité sociale. Par conséquent, si vous exercez régulièrement votre mandat alors que votre médecin vous a prescrit un arrêt de travail, vous risquez de devoir rembourser à la CPAM les IJSS qui vous ont été versées (même si vous avez respecté vos heures de sortie autorisées) (3) ;
  • le paiement des heures de délégation comme temps de travail par l'employeur est subordonné à une autorisation préalable du médecin traitant. Lorsque vous êtes en arrêt maladie, vous devez vous abstenir de toute activité non autorisée (incompatible avec votre état de santé). Par conséquent, votre employeur ne doit vous payer vos heures de délégation que si votre médecin vous a préalablement autorisé à exercer votre activité de représentation (4).
Notez que si votre employeur peut vous demander de rendre des comptes, il est obligé de vous payer vos heures de délégation dans un premier temps et ce n'est qu'a posteriori qu'il peut contester l'usage que vous avez fait de votre crédit d'heures.

Références :
(1) Cass.Crim. 16 juin 1970, n°69-93132 et Cass. ch. mixte 21 mars 2014, n°12-20002
(2) Cass. Crim. 16 juin 1970, n°69-93132 et Cass. Crim. 25 mai 1983, n°82-91538
(3) Cass. 2e civ. 9 décembre 2010, n°09-17449
(4) Cass. ch. mixte 21 mars 2014, n°12-20002
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