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FO c’est quoi ?

FO est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait la Confédération Générale du Travail. Cette « CGT », à l’époque, avait pour seul objet la défense des intérêts des salariés. Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions. Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au Parti communiste français. C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO)

Mais pourquoi avoir conservé le sigle CGT ? Bien sûr, par fidélité à l’idéal de liberté et d’indépendance syndicale, qui était à l’origine de la création du mouvement syndical interprofessionnel, mais aussi pour garder ses racines et continuer le véritable syndicalisme indépendant. Aujourd'hui FO, historiquement et juridiquement la CGTFO, est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat

mercredi 1 juin 2016

Critiquer un projet d’accord d’entreprise pour défendre les droits des salariés n’est pas fautif

 
N'abuse pas de sa liberté d'expression le salarié qui critique vivement, dans un mail adressé à de nombreux collègues, les propositions de la direction dans le cadre de la négociation d’un accord collectif, pour défendre des droits susceptibles d’être remis en cause. 

Un salarié est licencié pour faute grave au motif d’un abus manifeste de sa liberté d’expression. En effet, il avait adressé à de nombreux collègues et à des représentants syndicaux un courrier électronique comportant des propos critiquant vivement un projet d’accord proposé par la direction en vue d’harmoniser les différents statuts dans l’entreprise, le qualifiant notamment de supercherie et accusant la direction de chantage relevant d’avantage d’une dictature que d’une relation de travail loyale.

Pour l’employeur, ce comportement était fautif, compte tenu des termes excessifs employés et de leur large diffusion à l’ensemble des salariés concernés par le projet d’accord. Mais pour les juges du fond, dont la décision est approuvée par la Cour de cassation, il faut apprécier la gravité des propos en prenant en compte le contexte dans lequel ils ont été tenus, la publicité qui leur a été donnée et leurs destinataires. Or, les propos incriminés figuraient dans un message destiné à des salariés et représentants syndicaux à propos de la négociation d’un accord collectif pour défendre des droits susceptibles d’être remis en cause. Ils en ont déduit l’absence d’abus du salarié dans l’exercice de sa liberté d’expression et ont annulé en conséquence le licenciement prononcé en violation de cette liberté fondamentale.
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